Scientifique et médecin, ancien chercheur INSERM, Mariette Gerber, attachée au Centre de recherche en cancérologie du centre anti-cancéreux de
Montpellier, dirige le groupe d'épidémiologie métabolique qui étudie les facteurs de risque des cancers, en premier lieu, la nutrition. Elle fait également partie des experts de l'AFSSA (1) et
elle est membre du Conseil Scientifique de la Société française de Nutrition et d Agropolis Museum. Elle a également participé à l’étude ABARAC avec le Dr joyeux.
Dans son dernier ouvrage : « Santé et alimentation
méditerranéenne au quotidien » Editions EDISUD (août 2004), Mariette Gerber développe le concept
original d’alimentation méditerranéenne , et démontre l’impact des pratiques culinaires sur la santé elle souligne les effets préventifs de ce type d'alimentation
sur les maladies cardio-vasculaires mais aussi sur certains cancers.
Le propos s'appuie sur les résultats des études les plus récentes qui ont fait la réputation de l'alimentation méditerranéenne (c’est-à-dire les
aliments d’origine végétale, du pain, des céréales, des fruits oléagineux : noix, pistaches, amandes...), et qui démontre le rôle primordial des antioxydants des fruits et légumes frais
ainsi que ceux des oléagineux dans les préventions des maladies cardiovasculaires ainsi que les cancers. (auxquelles, pour certaines d'entre elles, l'auteur a participé)
(le volet pratique de l'ouvrage : les menus, avec les recettes correspondantes, assurant un bon équilibre nutritionnel sur la
semaine, tant en macro- qu'en micronutriments. )
(1) En 2003, l’Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) rend les conclusions de son étude "Evaluation
des risques et bénéfices nutritionnels et sanitaires des aliments issus de l’agriculture biologique", lancée au lendemain de la crise de la vache folle. Un travail qui a consisté à éplucher
toutes les études récentes sur le sujet dans le monde.: peu d’études disponibles, et encore moins qui répondaient réellement à la question posée", Principale certitude découlant de l’étude, les
produits bio sont indemnes de pesticides
Les travaux des professeurs Henri Joyeux et Mariette Gerber de l’Inserm complètent ces données.
Leur étude ABARAC, lancée en l’an 2000, par le Centre régional de lutte contre le cancer et l’INSER de Montpellier consisté à comparer vingt
aliments courants issus de trois types d’agriculture : AB (agriculture biologique), AR (agriculture raisonnée) et AC (agriculture conventionnelle).
étude de la teneur en nutriments bons ou mauvais pour la santé", "les résultats sont significatifs.
Dans le bio labellisé, il y a effectivement une qualité nutritionnelle supérieure de 30% par rapport à ceux issus de l’agriculture
conventionnelle". Particulièrement dans le cas des vitamines et minéraux antioxydants, issus des fruits, légumes et céréales.